Vous connaissez les goums ?

Les Goums s’adressent à des jeunes de 20 à 30 ans qui, à Pâques ou en été, par petits groupes de 15 ou 20, s’en vont, pendant une semaine, marcher dans une région désertique ou dépouillée (les Grandes Causses à l’origine et encore très fréquemment), bivouaquant en plein air après plusieurs heures de marche. Les repas sont très frugaux, les « goumiers » portent leur sac, une djellaba identique. Bref, ça n’est pas le genre randonnée en 4×4 avec portable et hôtel 5 étoiles, mais plutôt un prolongement du scoutisme classique et de sa branche aînée, dans une ambiance de spiritualité chrétienne. De fait, un « Padre » (prêtre) accompagne toujours les goumiers.

Les 5 « piliers » d’un raid goum sont :

  • La pleine santé du corps, par la marche au long cours, plusieurs heures par jour
  • La liberté de l’esprit, par la « coupure » radicale, pendant huit jours, avec nos rythmes quotidiens, dans une nature splendide et des grands espaces
  • La pauvreté, par une nourriture limitée au strict nécessaire et une rupture d’avec le confort quotidien et nos « gadgets » modernes
  • Les relations humaines authentiques et vraies, au sein de petites « tribus » de 15 à 20 personnes
  • La foi rayonnante, vécue et partagée quotidiennement dans la méditation et l’Eucharistie

La plupart des raids se déroulent en France (dans les Causses, en Corse…) et en Italie, mais il en est qui sont lancé également en Bosnie, Philippines, Argentine, Espagne, Maroc, Terre Sainte, Turquie…

Les Goums ont été fondés en 1969 par Michel MenuCommissaire National de la branche scoute des Scouts de France de 1947 à 1956, créateur des raiders chez lesSDF en janvier 1949, puis des Patrouilles Libres.

Repères chronologiques

Avant guerre les Cadets du Père Doncoeur sont une anticipation des Goums: grandes randonnées spirituelles en Europe.

  • Pâques 1969 : Michel Menu propose à 5 ou 6 jeunes, anciens chefs raiders scouts pour la plupart et ne sachant trop comment occuper leurs vacances, de partir en raid à la boussole dans un endroit sauvage : ce sera le Vercors.
  • Pâques 1970 : Les participants de l’année précédente reviennent avec 15 autres candidats : l’aventure se structure peu à peu, adopte la fameuse djellaba, prend le nom de Goums et se lance pour la première fois dans les Causses. La revue « Réflexions de scoutmestres » devient la revue « Goums » (puis, quelques années plus tard « A La Belle Etoile »).
  • 1971 : 6 raids sont lancés cette année là.
  • 1970 à 1975 : Quelques 10 raids sont lancés chaque année. La méthode s’affine : les Goums s“inventent“ d’année en année.
  • 1979 : 1er raid en Terre-Sainte, avec 40 Goumiers.
  • 1981 : Un article paru dans Famille Chrétienne génère près de 1000 lettres en quelques semaines.
  • 1990 : Parution chez Fayard de « Dans le désert, au pas des Goums ».
  • 1993 : 500e raid. Les Goums prennent leur vitesse de croisière, avec 25 à 40 raids chaque année.
  • 1994 : Grand rassemblement au Puy en Velay, pour les 25 ans des Goums, présidé par Mgr Brincart.
  • 1999 : Près de 300 Goumiers se retrouvent au Mont Gargo, sur le Causse Méjean, pour le 30e anniversaire.
  • 1er mai 2009 : 150 Goumiers lancent à Etretat, Bordeaux, Nantes et Marseille le début de l’année Jubilaire des 40 ans.
  • 31 juillet et 1er août 2010 : Près de 400 Goumiers sont attendus sur le Causse pour célébrer leurs 40 années de raid au désert.

la croix de goumier

Chaque goumier peut, après son deuxième raid, prendre la croix des goumiers. Celle-ci est basée sur le modèle de la croix du sud. C’est cette croix qui dirige les nomades dans le désert. A l’extrémité de la croix se situe un gouvernail à 5 branches, pour rappeler les 5 piliers des goums. Au centre, Michel Menu y a incorporé la croix de Jérusalem, pour signifier que les goums sont chrétiens, mais aussi qu’ils proviennent à l’origine du scoutisme[1].

En 40 ans, les Goums ont lancé plus de 1000 raids, en France et en Italie, mais aussi en Terre-Sainte, au Maroc, en Algérie, en Turquie, en Écosse, en Espagne, en Roumanie, en Bosnie, en Argentine, aux Philippines… et continuent d’en organiser 30 à 40 par an.

Liens externes

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