Des cathogeeks au service de la pratique religieuse

19 janvier 2016

La jeunesse catholique met la technologie numérique au service de l’Eglise et des catholiques, qui sont des gens aussi pressés que les autres, mais consciencieux, surtout en ce qui concerne leur pratique religieuse. William mentionnait la start up PicInTouch, qui permet de rester en relation avec ses trésors de grands-parents, et plus généralement, avec sa famille. La Croix présente d’autres jeunes cathos qui ont développé des applications intéressantes pour aider les catholiques 2.0 à rester en lien avec l’Eglise malgré un mode de vie toujours plus vertigineux.

C’est ainsi que l’agence digitale catholique Angel Tech a vu le jour, cofondée par François Pinsac, 24 ans, et Guillaume Hosteyn, 37 ans :

« [I]ls s’apprêtent désormais à lancer « GeoConfess », une application de confession à la demande, sur le modèle d’Uber, celle qui met en contact transporteurs et voyageurs.

Tous deux se sont rencontrés dans l’église où ils se retrouvent chaque matin pour les laudes. Et ils hébergent dans leurs locaux les deux cofondateurs de l’application « La Quête », qui se propose de digitaliser l’offrande dominicale.

Ces dernières années, ces projets « cathos 2.0 » se sont multipliés. Jeudi 28 janvier à 20 h 30, la paroisse Saint Honoré d’Eylau à Paris, accueillera une soirée Église et innovation numérique, avec des acteurs de ce secteur.

Ces projets s’appellent Hozana, le « Facebook de la prière », Credofunding, la plate-forme chrétienne de dons en ligne, ou Ephatta, une application d’hébergement gratuit chez l’habitant… Des projets qui commencent à susciter de l’intérêt aussi à l’extérieur du monde catholique. »[…]

Adhémar Autrand, 24 ans, est quant à lui à l’origine de la création d’Awoun, une plate-forme qui recense les retraites spirituelles :

« Avec ce projet religieux, cet étudiant en dernière année à HEC vient de remporter deux mois et demi d’incubation dans l’école de développement « 42 » de Xavier Niel, une référence pour les « start-uppers » français. « J’ai été très surpris de leur enthousiasme, je m’attendais à beaucoup de méfiance, se souvient Adhémar Autrand. Non seulement ils trouvent que c’est un beau projet du point de vue de l’innovation, mais ce qui leur plaît, c’est aussi la passion qu’on y met. » Il espère une sortie de l’application en mars. Sa seule inquiétude, c’est la réaction des lieux de retraite. « J’ai peur que les monastères aient peur, trouvent cela compliqué… »« 

Grâce à l’ingéniosité de ces jeunes catholiques, trouver une confession sur son lieu de vacances ou en déplacement professionnel ne sera plus le parcours du combattant, et plus personne n’aura de bonne/mauvaise raison à alléguer pour ne pas faire une revigorante retraite. Ces projets sont suivis de près par la Conférence des Evêques de France, qui veille à leur compatibilité avec la loi de l’Eglise.

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